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Le poème était un ciel, et le poète tenait le manche à balai.

Henri Michaux, Passages 

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Concours 2009 Imprimer Envoyer

Le concours Poésie en liberté 2009 est ouvert.


Participez dès maintenant ! (jusqu'au 5 avril)


Poésie en liberté est un concours international de poésie en langue française pour les lycéens et les étudiants avec le soutien de l'éducation nationale.

Photos de la Remise des prix 2008
Lecture de poèmes de l'anthologie 2008


Un formulaire sera disponible sur notre site.

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Photos de la Remise des prix 2008 Imprimer Envoyer

Remise des prix 2008
 
Les photos de la remise des prix 2008

au Salon européen de l'éducation

sont désormais disponibles.



Photographe : Xavier Pierre

Vous pouvez aussi écouter la lecture de certains poèmes de l'anthologie 2008.

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Lecture de l'anthologie lors de la Remise des prix 2008 Imprimer Envoyer
                                                                                                                                                                                      
Lors de la cérémonie de Remise des prix du 10e anniversaire au Salon européen de l'éducation, le samedi 29 novembre 2008, Caroline Beaune et Georges Caudron ont interprété des textes de l'Anthologie 2008.

Ils furent accompagnés au violon par Monica Acevedo et au violoncelle par Fettouma Ziouani.

Vous trouvez donc les textes choisis accompagnés de leur lecture en streaming.

Ecouter la lecture
 
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Recueils Poésie en liberté

Poème aléatoire

Allégeance


Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n'est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus ; qui au juste l'aima ?

Il cherche son pareil dans le vœu des regards. L'espace qu'il parcourt est ma fidélité. Il dessine l'espoir et léger l'éconduit. Il est prépondérant sans qu'il y prenne part.

Je vis au fond de lui comme une épave heureuse. À son insu, ma solitude est son trésor. Dans le grand méridien où s'inscrit son essor, ma liberté le creuse.

Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n'est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus ; qui au juste l'aima et l'éclaire de loin pour qu'il ne tombe pas ?


René Char
(extrait de Fureur et mystère, 1948, © Éditions Gallimard www.gallimard.fr/)